Du lexique

Ce cher Robert définit le handicap comme l’impossibilité ou la difficulté récurrente à faire quelque chose, à laquelle se confronte une personne porteuse d’une déficience, d’une incapacité ou d’un trouble. Jusque-là, que l’on soit directement concerné ou non par le handicap, les choses semblent factuelles.

En revanche, si l’on considère les synonymes proposés par Antidote, la réalité diffère. Pour peu que l’on soit en lien avec le monde du handicap, il s’en dégage un jugement auquel on ne pourra qu’imputer grand nombre des difficultés supplémentaires rencontrées quotidiennement.

Ces synonymes sont rangés en « familles » : ceux qui se rapportent à la notion d’invalidité (infirmité, incapacité, impotence et difformité…), à celle d’infériorité (désavantage, faiblesse, infériorité), d’inconvénient (trouble, désavantage, désagrément, inconvénient, inconfort, obstacle, difficulté, défaut, gêne, danger, aléa, ennui, écueil, empêchement, risque, objection, embarras, dérangement, charge, déplaisir, incommodité, contre, point faible, mauvais côté) et surtout d’imperfection (infirmité, tare, faiblesse, lacune, maladie, insuffisance, défaut, imperfection, manque, faille, défectuosité, malfaçon, vice, faute, petitesse, tort, travers, tache, faible, grossièreté, démérite…) Je vous l’avais dit, ça commence à se corser !

À ce moment précis, comme ça me grattait sérieusement, je suis partie faire petit tour sur le DES (dictionnaire électronique des synonymes du CRISCO de Caen), merveilleux outil au demeurant, en plus d’être forcément jeune, moderne et à la page puisque alimenté par les étudiants. Bref, je songeais que ce petit tour serait de bon aloi et apporterait sans doute une vision différente.

Et là… sept synonymes sont proposés. Ils sont classés par rapport à l’usage le plus fréquent. Il me semble que c’est quelque part un indicateur intéressant pour découvrir la perception et l’opinion que les gens ont le plus couramment sur le handicap.

En tête, arrive infériorité ! Viennent à sa suite désavantage, surcharge, maladie, déficience, infirmité, trouble…

Donc, au regard du classement établi par cet outil, il apparaît que le handicap, alors même que sa définition comprend les notions de trouble et de déficience, n’est que peu considéré sous cet angle, mais plutôt sous celui du jugement de valeur péjoratif.

Malheureusement, cela ne peut qu’abonder dans le sens du ressenti quotidien d’un grand nombre de personnes et familles touchées par le handicap concernant le regard qui leur est porté.

À l’instar de la définition donnée par ce brave Robert, exempte de jugement de valeur et se concentrant sur des éléments factuels, il est sans doute temps de faire un peu de ménage parmi les synonymes proposés. Si lire tare dans un roman de Zola est bien le reflet d’une époque (et qu’il est impératif en soi de respecter cet usage richissime témoin de ce contexte), en revanche, comme il appartient à chacun de faire évoluer et d’améliorer la société vers plus de compréhension et d’ouverture d’esprit, il est temps de prendre conscience du fait que le lexique a grand besoin d’être dépoussiéré également en ce qui concerne les synonymes. Sinon, ça risquerait de devenir un sacré handicap !

Sont-ce des sourissottes ?

Du hasard, des merveilles de la création et des chutes des cartons à dessin… Au fond tout cela n’est qu’une seule et même chose. Bref, prenez un carton à dessin, déplacez-le et hop ! le vieux brouillon oublié est là maintenant sous vos yeux et vous vous demandez, « Bon sang, mais pourquoi n’en ai-je rien fait jusqu’à présent ? »
Tout a commencé un matin, sans doute frileux, autour de la table du petit déjeuner. Mauvaise humeur et grognerie s’étaient invitées, autant dire qu’aucun des enfants ne semblait avoir envie d’aller à l’école… et sans doute la motivation pour les accompagner devait également me manquer. Je crois que tout est parti de la Biscotte… Passe-moi la confiote ! C’était le début d’un festival spécial souris dont la règle était qu’elles devaient toutes avoir un nom en otte. De peur de devoir aller sur le chemin de l’école, personne n’a enfilé de bottes, mais on a constitué une ribambelle de souris.

Sorties de leur cartons, je sens qu’elles ont la bougeotte pour débuter une nouvelle aventure. La question est de savoir, sont-ce des sourissotes ?

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Les bruits, la nuit

Ah ! Vous voici de retour dans mon terrier !
Soyez les bienvenus et installez-vous.

En cette fin de semaine, tout le monde s’active pour préparer un week-end de détente. Partir prendre un peu l’air à la campagne, se concocter une fête entre amis, … Oups !  Pardon, je voulais dire fouiller au fond du placard pour trouver le jeu de société pas encore utilisé, ressortir feuilles crayons et couleurs, dénicher au fond de la bibliothèque la BD à relire, trouver une recette différente de gâteau. Et la lecture des zenfants ? Vous y avez pensé ?
Moi, oui ! Et hop ! Voici une deuxième histoire toujours savamment mise en pages blanches par mon amie de mouazôssi, Celle qui croque.
Comme pour Princesse Maintenant-tout-de-suite, ce texte est en attente des réponses des éditeurs de la presse jeunesse auxquels il a été envoyé. En attendant, je vous l’offre pour le lire et l’illustrer.

Oui, l’illustrateur, c’est toujours vous. Et d’ailleurs, il est revenu à mes grandes oreilles que des grands avaient aussi ressorti leurs crayons. Ça, ça me rend joyeuse !

Allez, je vous laisse en compagnie de Martin. C’est un garçon fort courageux, mais là, il y a des bruits, la nuit
Bonne lecture, bon dessin.
Prenez soin de vous.
À bientôt dans mon terrier.

Bises de Souris

Princesse Maintenant-Tout-de-Suite

Voilà, ce texte tout juste sorti des carnets de Plume de Souris a commencé ses pérégrinations de texte. Il a été envoyé à différents journaux de presse jeunesse, en espérant que l’un d’entre eux accroche et décide de le publier (ça arrange bien tous les habitants du terrier lorsque cela arrive, car cela signifie un peu de beurre dans les pâtes – voire parfois un peu de pâtes tout court !

En attendant, j’avais envie qu’il commence sa vie de texte « utile », surtout en cette période où tout le monde est confiné dans son terrier. Alors j’ai demandé à mon amiedemouazôssi, Celle qui croque, de bien vouloir le mettre en page. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Magie 2.0, le voici dans un format de livre à illustrer ! Princesse Maintenant-tout-de-suite
Oui, oui, parce que l’illustrateur, ça sera vous !
Alors bonne lecture, bon dessin.
Et si d’aventure vous voulez me montrer vos chefs d’œuvre, j’en serai heureuse !

Il va sans dire (mais cela va toujours mieux en le disant…) que ce texte est la propriété intellectuelle de Plume de Souris. Toute reproduction complète ou partielle ne peut se faire qu’après accord express de son auteur et en mentionnant la source.

Lire une histoire,éviter de s’en raconter…

Les derniers remous malsains concernant la littérature jeunesse m’ont enfin ouvert les yeux. Réveil en fanfare de mes neurones en écoutant France Inter et en apprenant que Peau d’âne racontait surtout le désir d’inceste d’un père. Je rembobine. Me souviens. Et il me faut un long, très très long moment pour me remémorer que oui, ce qui fait fuir Peau d’âne, c’est bien le désir de son père… Pourquoi ai-je presque occulté ce point, ne faisant pas de Peau d’âne un conte sur l’inceste, mais bien plutôt un message d’espoir sur l’humanité, une leçon sur la nécessité de voir au-delà des apparences, de ne pas perdre espoir, de garder confiance en la petite flamme intérieure malgré des conditions de vie dures, malgré l’humiliation, le rejet, la pauvreté, la dureté de la vie ??? !!!

Parce que j’étais une enfant ? Naïve ? Que j’étais déjà en rejet des théories freudiennes ? Que je ne jouais ni à Psychanalyse des contes de fées, ni à Psychopathologie de la vie quotidienne ? Que les relations avec mon père étaient simples, saines ?

Parce que je suis un être humain et que ce que l’on me raconte trouve une résonance par rapport à ce que je vis et ressens ?

Aïe, si l’on suit cette logique, cela pourrait signifier que toutes ces voix qui tonitruent actuellement pour dénoncer les méfaits d’une littérature jeunesse subversive, non moraliste, ne seraient en fait que l’expression de ce qui résonne chez ces personnes, de leurs projections personnelles ?

Je resterai naïve. Je resterai enfant ! Je resterai simple…

C’est mercredi. Prendre le temps de lire des livres dits « pour enfants », juste pour le plaisir, juste parce que c’est simple, juste parce que c’est beau, juste parce « c’est assez poétique. Mais ça n’est pas très sérieux. »*

Pétronille, j’arrive !

*Saint-Exupéry, Le petit Prince.

Le retour de la souris !

Après quelques péripétie, Plume de Souris retrouve un terrier sur le Net.

Bon, pour la peinture et la décoration, il y a encore beaucoup de choses à revoir… des changements dans les semaines à venir. Merci donc pour votre indulgence durant les travaux.

Pour l’heure, l’important était de pouvoir de nouveau vous accueillir dans mon terrier.

Bienvenue dans mon modeste terrier.