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Lire une histoire,éviter de s’en raconter…

Les derniers remous malsains concernant la littérature jeunesse m’ont enfin ouvert les yeux. Réveil en fanfare de mes neurones en écoutant France Inter et en apprenant que Peau d’âne racontait surtout le désir d’inceste d’un père. Je rembobine. Me souviens. Et il me faut un long, très très long moment pour me remémorer que oui, ce qui fait fuir Peau d’âne, c’est bien le désir de son père… Pourquoi ai-je presque occulté ce point, ne faisant pas de Peau d’âne un conte sur l’inceste, mais bien plutôt un message d’espoir sur l’humanité, une leçon sur la nécessité de voir au-delà des apparences, de ne pas perdre espoir, de garder confiance en la petite flamme intérieure malgré des conditions de vie dures, malgré l’humiliation, le rejet, la pauvreté, la dureté de la vie ??? !!!

Parce que j’étais une enfant ? Naïve ? Que j’étais déjà en rejet des théories freudiennes ? Que je ne jouais ni à Psychanalyse des contes de fées, ni à Psychopathologie de la vie quotidienne ? Que les relations avec mon père étaient simples, saines ?

Parce que je suis un être humain et que ce que l’on me raconte trouve une résonance par rapport à ce que je vis et ressens ?

Aïe, si l’on suit cette logique, cela pourrait signifier que toutes ces voix qui tonitruent actuellement pour dénoncer les méfaits d’une littérature jeunesse subversive, non moraliste, ne seraient en fait que l’expression de ce qui résonne chez ces personnes, de leurs projections personnelles ?

Je resterai naïve. Je resterai enfant ! Je resterai simple…

C’est mercredi. Prendre le temps de lire des livres dits « pour enfants », juste pour le plaisir, juste parce que c’est simple, juste parce que c’est beau, juste parce « c’est assez poétique. Mais ça n’est pas très sérieux. »*

Pétronille, j’arrive !

*Saint-Exupéry, Le petit Prince.

Le retour de la souris !

Après quelques péripétie, Plume de Souris retrouve un terrier sur le Net.

Bon, pour la peinture et la décoration, il y a encore beaucoup de choses à revoir… des changements dans les semaines à venir. Merci donc pour votre indulgence durant les travaux.

Pour l’heure, l’important était de pouvoir de nouveau vous accueillir dans mon terrier.

Bienvenue dans mon modeste terrier.